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Lancer une entreprise de camion de bouffe : ce qu’il faut considérer avant de prendre la route

Au cours des dernières années, le concept de camion de cuisine de rue a connu un essor considérable aux États-Unis, offrant aux chefs en herbe l'occasion de tester leurs idées culinaires sur les routes. Si l'idée d'ouvrir un camion de cuisine de rue peut paraître plus simple qu'un restaurant traditionnel, il y a plusieurs facteurs à prendre en compte avant de se lancer. Les exploitants doivent notamment penser à l'acquisition du camion, à l'obtention des permis nécessaires et à l'aménagement des emplacements pour le stationnement et le service. Une fois le camion opérationnel, un plan de marketing est aussi indispensable pour se faire connaître. Kim Holstein, de The Crave Bar , et Justin McLaughlin, de Bowl'd Creations , ont partagé leur expérience d'exploitation d'un food truck. Voici leurs témoignages.

Avant de prendre la route

Il est important de définir son concept dès le départ. Holstein, par exemple, possédait déjà un produit : une barre glacée gourmande sur un bâtonnet de bretzel appelée Crave Bar. Faire revivre la nostalgie des camions de crème glacée était donc une évidence. McLaughlin, quant à lui, avait beaucoup vu de bols d'açaï sur la côte ouest, mais il savait que ce serait un concept inédit au Connecticut. Investir dans un camion de cuisine de rue a facilité le lancement de leur entreprise avec son associé.

Pour trouver le camion, McLaughlin n'a pas eu de mal. Ils ont pu réaménager un camion à café hors service. Celui-ci était déjà équipé d'un réfrigérateur de préparation et de certains outils nécessaires, ce qui est un atout majeur pour démarrer. La prochaine étape est l'obtention des permis, un des principaux obstacles pour la plupart des exploitants de food trucks. Pour Holstein, il a fallu des mois entre l'idée et la mise en service en raison de la paperasse à Chicago. McLaughlin a dû tenir compte de toutes les villes du Connecticut où il voulait exploiter son camion de bouffe, car chaque ville a ses propres procédures d'autorisation. Il a ensuite pu obtenir les permis, faire faire les inspections sanitaires et souscrire une assurance. Il est important d'être réaliste quant au temps nécessaire avant de pouvoir prendre la route.

Où trouver des clients

Une fois que votre camion est prêt à prendre la route, l'important est de trouver des clients et de les fidéliser. Holstein et McLaughlin pensaient tous deux que les événements et les grands festivals seraient la meilleure façon de faire connaître leurs nouvelles activités. Cependant, après avoir participé à quelques événements, ils se sont rendu compte que, même si ces événements leur permettaient d'augmenter leurs ventes de façon ponctuelle, la plupart des clients étaient occasionnels et que le coût de l'événement n'était pas justifié.

Holstein sillonne maintenant le centre-ville la plupart du temps avec son camion et jouit d'une clientèle fidèle. Elle se fait connaître grâce à Instagram, Twitter et Facebook. En début de semaine, McLaughlin publie un horaire sur les médias sociaux pour informer ses clients de l'emplacement du camion. Il mise aussi beaucoup sur les photos de plats partagées sur les médias sociaux pour faire connaître ses bols d'açaï. Les médias sociaux sont un élément clé du marketing pour la plupart des food trucks.

Leçons apprises

Pour les deux entreprises, les leçons ont été nombreuses. « Notre stratégie marketing a beaucoup reposé sur l'expérimentation », explique McLaughlin. Maintenant, ils suivent leurs clients et s'implantent stratégiquement dans des marchés où ils savent qu'ils auront une clientèle importante. Ce parcours n'a pas été sans quelques échecs dans des villes qui se sont avérées moins rentables que prévu. McLaughlin veut aussi sensibiliser le public à tout ce qu'implique le travail dans un food truck. « Ce n'est pas juste monter dans le camion et servir à manger », précise-t-il. « C'est un travail très complet : entre la préparation, le rangement et le marketing… on travaille facilement sept jours sur sept. » Holstein recommande de trouver un mentor expérimenté dans le secteur des camions de bouffe, capable de donner des conseils en matière de logistique. « Il y a tellement de détails, de restrictions et de règles… les démarches pour obtenir les licences peuvent être complexes », explique-t-elle. Holstein ajoute que la communauté des camions de bouffe est remplie de gens formidables, prêts à s'entraider et à donner de précieux conseils. Contacter d'autres exploitants peut vous aider à bien démarrer votre aventure en food truck.

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